• Mise à jour d’un cluster Kubernetes

    Dans mon laboratoire local, cela fait plus d’un an qu’un cluster Kubernetes de test fonctionne sur des machines virtuelles. Tout ce temps, il a servi de bac à sable pour tester les configurations en toute sécurité avant de les déployer en production. Depuis, le cluster est un peu resté bloqué dans le passé : il fonctionne toujours sous la version v1.31, ce qui est considéré comme obsolète (Legacy) et privé de support officiel face aux versions actuelles, la lignée v1.35 étant déjà disponible.

    Comme l’environnement de travail approche lui aussi des dates limites de mise à jour, c’est le moment idéal pour tester un cycle complet de mise à niveau de Kubernetes dans des conditions domestiques sécurisées. La procédure de mise à jour via l’utilitaire kubeadm suit une logique stricte. Pour que tout se passe sans douleur et sans casser le cluster, il suffit de respecter rigoureusement deux règles fondamentales :
    La séquence des versions mineures. Kubernetes ne pardonne pas les sauts de version. Essayer de passer directement de la 1.31 à la 1.33 va casser le cluster à coup sûr. On avance étape par étape : 1.31 → 1.32 → 1.33, et ainsi de suite.
    – La hiérarchie des composants (le Control Plane en premier). On commence par mettre à jour complètement le nœud Master (k8sm) : l’API server, le scheduler et la base de données etcd. Une fois que le « cerveau » du cluster est à jour, on s’occupe des nœuds Workers, strictement l’un après l’autre.

    Évidemment, mettre à jour un cluster de production à haute charge avec des centaines de pods sous un trafic réel est un art d’administration système à part entière avec son lot de pièges. Mais aujourd’hui, nous allons analyser le processus de base classique.

    Alors, on se sert un café ou un thé bien fort, on ouvre les terminaux et c’est parti !

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  • Workflow Git simple avec GitLab

    Imaginons un dossier normal avec des fichiers. On ajuste un script un peu — puis encore — puis encore. Une semaine plus tard, c’est déjà difficile de se rappeler ce qui a changé exactement et pourquoi ça a “soudainement” cessé de fonctionner. Le réflexe le plus courant, c’est de faire des copies : script_v2.sh, script_final.sh, script_final_final.sh, et ensuite apparaît script_final_ok_please.sh. C’est une réaction humaine tout à fait normale — beaucoup de gens l’ont déjà fait. Mais c’est justement là que Git devient vraiment utile : il enlève le chaos des copies et donne un historique clair des changements.
    Git, c’est un système de version control. Il transforme une suite de petites modifications un peu “au hasard” en une histoire structurée : chaque changement important est enregistré comme une étape, avec une courte explication. À tout moment, il est possible de voir ce qui a été modifié, de revenir à une version précédente, ou de comparer deux versions. Git n’est pas une “magie de programmeur” : c’est un outil pratique qui évite de dépendre de la mémoire… et des copies de fichiers faites à la main.
    Dans ce tutoriel, on fait un tour d’horizon de Git : installation sur Linux (avec Debian comme exemple), connexion d’un repo GitLab sur un ordinateur ou un serveur, et les scénarios de base pour travailler avec Git au quotidien.
    On peut prendre un café ou un thé — et on commence.

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  • Restaurer le snapshot primaire sur EX2200

    Dans ce petit tutoriel, je vais montrer comment restaurer manuellement le snapshot primary (la copie principale du système JunOS) sur un switch Juniper EX2200, dans le cas où l’appareil boote automatiquement sur le backup slice à cause d’une erreur ou corruption sur la partition /dev/da0s2a.
    L’EX2200, c’est pas tout jeune, mais c’est encore ben vivant comme modèle. On le voit souvent dans des petits bureaux, sur des segments secondaires dans des réseaux plus gros, ou même dans des homelabs. Il a tout ce qu’il faut pour faire rouler un réseau L2 de base : 48 ports gigabit, des slots SFP pour l’uplink, et surtout — un vrai OS JunOS basé sur FreeBSD. C’est parfait pour faire du tuning, de l’automatisation ou du troubleshooting — que tu sois admin réseau ou juste passionné.
    Mais comme tout vieux hardware, il a ses particularités. Une des plus importantes, c’est la structure de boot en double slice : le switch a deux partitions root, da0s1a et da0s2a, et il switche entre les deux au boot. Si la primary (en général da0s2a) est brisée, il va booter automatiquement sur la backup (da0s1a) — sans avertissement. À première vue, tout marche, mais tu risques des problèmes : tu peux plus faire de updates ou sauvegarder ta config en toute sécurité.
    Dans ce guide, je vais couvrir les vrais symptômes qu’on a déjà vus sur le terrain :

    • cannot mount /dev/da0s2a quand on check le snapshot
    • boot automatique sur le backup slice
    • aucune alarme avec show system alarms, même après la restauration
    • échec du montage manuel et erreurs avec fsck

    C’est parti, on répare ça ✌️

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  • Configuration initiale du MikroTik hEX S

    MikroTik est la « perle cachée » des équipements réseau. Véritable manufacturier européen (Lettonie), ils dominent le marché de l’UE, alors qu’en Amérique du Nord, la marque reste surtout connue des passionnés et des administrateurs système. J’ai décidé de tester le MikroTik hEX S par moi-même, et je vous le dis tout de suite : cet appareil a dépassé mes attentes.
    Compte tenu de son prix, c’est une solution extrêmement puissante pour un HomeLab ou un petit bureau. Le hEX S ne se limite pas à « distribuer Internet »; il permet de bâtir une infrastructure professionnelle : isolation des périphériques via VLAN, configuration de règles de Firewall complexes, gestion de la qualité de service (QoS) et déploiement de tunnels VPN sécurisés (WireGuard, IPsec) pour l’accès à distance.
    Au cœur de cette machine se trouve RouterOS, un système d’exploitation réseau spécialisé basé sur le noyau Linux. C’est précisément cette base Linux qui garantit une stabilité incroyable et une flexibilité de configuration que l’on ne retrouve normalement que sur des équipements de calibre entreprise.
    Ce guide couvre « l’étape zéro » : le branchement physique, la sécurisation initiale et la transition critique de l’ancienne branche RouterOS v6 vers la version v7 moderne.

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  • Restaurer Proxmox après une erreur de disque

    Lorsque Proxmox refuse de démarrer et bascule directement en emergency mode, la situation peut sembler critique. Pourtant, dans la majorité des cas, la panne n’est pas liée au système lui-même, mais à un simple disque de stockage qui ne parvient plus à se monter au démarrage. Un volume de données corrompu, un UUID modifié, une coupure de courant ou même un câble SATA instable peuvent suffire à bloquer entièrement l’hôte et à rendre toutes les machines virtuelles inaccessibles.
    Dans ce guide, je vous montre une méthode fiable et reproductible pour diagnostiquer et réparer ce type de blocage sans mettre en danger les VMs. L’objectif n’est pas seulement de “débloquer” Proxmox, mais de comprendre précisément ce qui se produit, d’identifier le disque défaillant, de vérifier l’exactitude du fichier fstab, puis de réparer la filesystem de manière sûre lorsque cela s’avère nécessaire. Suivre cette démarche permet non seulement de restaurer l’accès au serveur, mais aussi d’éviter des manipulations risquées comme le reformatage ou la recréation de volumes, qui entraîneraient une perte totale de données.
    En quelques étapes maîtrisées, il est possible de remettre le système en marche, de valider l’intégrité du disque et de prévenir de futurs incidents. Il s’agit d’une procédure essentielle pour toute personne administrant Proxmox avec plusieurs disques de stockage, que ce soit sur un serveur de production ou dans un homelab avancé.

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  • Diagnostic des Problèmes de Connexion Réseau

    Dans un environnement informatique, il arrive parfois qu’un site web ou une plateforme ne réponde pas ou réponde très lentement. Ce type de problème peut être causé par un blocage réseau, un DNS mal configuré, un pare-feu trop restrictif ou une panne temporaire. Il est donc essentiel de savoir diagnostiquer correctement l’origine du problème pour pouvoir le corriger ou le contourner.
    Dans ce tutoriel, je vais vous montrer comment diagnostiquer les problèmes de connexion réseau, en utilisant l’exemple de GitHub, une plateforme largement utilisée par les développeurs. Les tests décrits ici sont applicables à d’autres sites également, avec de simples adaptations d’adresse.

    Note : tous les exemples utilisent GitHub, car c’est un cas concret que je rencontre régulièrement dans mon environnement — certains réseaux d’entreprise ou institutionnels le bloquent sans raison apparente. Remplacez simplement github.com par le domaine de votre choix dans chaque commande.

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  • Serveur NTP sur Debian (LXC)

    Avoir son propre serveur NTP dans le réseau local, c’est utile pour les équipements qui n’ont pas accès direct à internet (switches, firewalls, conteneurs isolés) ou pour réduire la dépendance aux serveurs externes.
    Le protocole NTP (Network Time Protocol) permet de synchroniser l’horloge d’un ordinateur avec des sources de temps réseau précises.
    J’ai déjà expliqué comment installer un serveur NTP sur un Raspberry Pi, qui fonctionne lui aussi sous une version modifiée de Debian appelée Raspbian.

    Cependant, dans ce tutoriel, je vais montrer comment installer un serveur NTP dans un conteneur Linux (LXC), car il existe ici des particularités importantes à connaître. Ce guide est principalement d’actualité pour les distributions basées sur Debian (versions 11 et 12) et Ubuntu (versions 20.04, 22.04 et 24.04 LTS).

    Notamment : le conteneur LXC ne peut pas modifier l’horloge système ou matérielle, ce qui peut poser problème lors de la configuration — surtout si vous n’avez jamais rencontré ce cas auparavant.

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  • Protéger l’admin WordPress avec Tailscale

    La sécurité d’un site web est un sujet important dont on parle souvent seulement après la première vraie problématique.
    Tout dépend de l’endroit et de la manière dont votre WordPress est hébergé.
    Si votre site se trouve sur un hébergement mutualisé (shared hosting), la sécurité de base relève du fournisseur d’hébergement, avec tous les avantages et les inconvénients que cela implique. Vous avez peu de contrôle, mais aussi peu de responsabilités — il ne reste souvent que la confiance et l’espoir 🙂.
    Un autre niveau commence lorsque vous utilisez votre propre serveur — virtuel (VPS) ou physique (bare metal). Cela offre beaucoup plus de liberté, de possibilités et de contrôle, mais impose aussi une responsabilité différente : la sécurité du serveur et du site devient votre responsabilité.
    Comme WordPress est le CMS le plus populaire au monde, il est en permanence la cible d’attaques automatisées : brute-force, scans de /wp-login.php, tentatives de deviner les mots de passe, etc. C’est pourquoi, dans cet article, je présente une méthode simple et fiable pour protéger l’interface d’administration de WordPress sans utiliser de plugins — en limitant l’accès à /wp-admin et wp-login.php de façon à ce que :

    – le site reste public (HTTP/HTTPS) via une adresse IP ou un nom de domaine
    /wp-admin et wp-login.php ne soient accessibles que via Tailscale

    Tailscale est un service qui permet de créer un réseau VPN privé entre vos appareils.
    Pour un nombre limité de dispositifs, il est gratuit et beaucoup plus simple à utiliser que la configuration manuelle de WireGuard ou d’un VPN classique.
    Alors, on se sert un café ou un thé — et on commence 🙂

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  • Mise à niveau de Proxmox VE 8 vers 9

    Une fois que vous avez fait l’update vers Proxmox Virtual Environment 8.4.19, qui est la dernière version majeure de la branche 8.x, vous allez remarquer ce message d’avertissement dans l’interface :

    Support for Proxmox VE 8 ends on 2026-08-31

    Ça veut dire que le cycle de vie de 3 ans de cette version majeure de Proxmox achève, et c’est le temps de faire l’upgrade. C’est sûr que vous pouvez décider de skipper l’update et que le système va continuer de rouler. Par contre, après le 31 août 2026, il n’y aura plus aucun update, incluant les patchs de sécurité critiques. Avec le temps, les serveurs de packages (repositories) de Debian Bookworm et Proxmox 8 vont être archivés, et installer de nouveaux packages va devenir un vrai calvaire. La sécurité de votre hyperviseur et de vos VMs va être à risque. Dans un homelab, on peut encore s’essayer, mais faire rouler ça en prod, c’est comme jouer à la roulette russe à chaque jour. (more…)

  • Guide des réseaux dans VMware Workstation

    VMware Workstation est l’un des hyperviseurs de type 2 les plus utilisés (installé par-dessus un système d’exploitation), bien connu de toute personne ayant étudié ou enseigné en TI. Avec VirtualBox, il est devenu un classique pour les labs, les tests et l’expérimentation, et sert encore aujourd’hui de base dans la majorité des programmes collégiaux et universitaires.
    C’est un excellent « simulateur » avant de passer à des environnements plus sérieux comme Proxmox (gratuit et open source) ou VMware ESXi (qui devient payant, surtout en mode production).
    Mais dès qu’on touche aux réglages réseau, même les utilisateurs avancés peuvent se gratter la tête : NAT? Host-only? LAN Segment? Bridged? Qu’est-ce que ça veut dire et en quoi ça change?
    Dans cet article, j’explique tout calmement et simplement. Pas de magie — juste une bonne compréhension de quand et pourquoi choisir chaque type de réseau dans VMware Workstation.
    On se fait un café ou un thé — et on plonge dedans.

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