GoAccess : analyser le trafic réel sans Google Analytics

Si vous gérez un site web hébergé sur votre propre serveur (comme un VPS), il est essentiel de savoir exactement combien de visiteurs vous recevez chaque jour et à quelles heures. C’est crucial pour évaluer l’optimisation du site en comparant le trafic avec la charge sur le serveur. Ça permet aussi de prévoir quand votre hardware arrive à ses limites. De plus, si vous monétisez votre trafic, les statistiques sont indispensables. Et puis, c’est tout simplement intéressant de savoir qui visite votre site et ce qu’ils regardent.

La solution classique est évidemment Google Analytics. Par contre, avec l’utilisation massive des AdBlocks et des navigateurs sécurisés comme Brave, la différence peut être énorme. Dans mon cas, les chiffres varient presque d’un facteur dix ! Une des solutions est d’utiliser GoAccess : un analyseur de logs interactif pour serveurs web (Nginx/Apache) qui fonctionne en temps réel. Contrairement à Google Analytics, il travaille directement avec le fichier access.log sur le serveur.

GoAccess offre la possibilité de générer un rapport sous forme de page web, mais ce n’est pas l’idéal côté sécurité (on ne veut pas que n’importe qui puisse voir les adresses IP et les habitudes de navigation). Je vais donc vous montrer comment afficher toutes les infos directement dans la console.

Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas afficher les statistiques complètes sur les captures d’écran. Notez aussi que tous les exemples sont basés sur une setup Nginx.

Alors, on se prépare un café ou un thé et on commence !

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Utilisateur sudo sur Alpine

On a déjà installé Alpine Linux, mais on a toujours utilisé l’utilisateur root, parce qu’au début Alpine crée juste ce compte-là, et sudo n’est même pas installé.
Si on utilise Alpine dans un homelab ou sur un petit VPS, c’est super pratique : c’est léger, rapide, simple.
Mais côté sécurité, bosser tout le temps en root, c’est pas une bonne idée.
Alpine, c’est pas fait pour des gros projets complexes. C’est plutôt pour des trucs simples : petits services, conteneurs, scripts…
Par exemple, sur un VPS pas cher avec 512 Mo de RAM, ça tourne très bien pour héberger un mini site, un proxy, ou un petit outil perso. Mais même dans ce cas, il vaut mieux éviter d’utiliser root et créer un autre utilisateur.
Dans ce tuto, je vais montrer étape par étape comment ajouter un nouvel utilisateur — ici je prends « oleks » — lui donner les droits sudo, et configurer le tout pour bosser proprement, sans rester connecté en root.

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