Installation de Windows Server 2025 sur Proxmox 8

Dans cet article, nous allons découvrir comment installer Windows Server 2025 dans un environnement Proxmox 8. Si vous avez déjà suivi mon tutoriel sur l’installation de Windows Server 2019 dans Proxmox, vous remarquerez rapidement que la nouvelle édition de Microsoft ne se comporte plus tout à fait de la même façon. Windows Server 2025 arrive avec un noyau modernisé, une sécurité beaucoup plus stricte, et une série d’exigences matérielles inspirées directement de Windows 11 : démarrage UEFI obligatoire, présence d’un TPM 2.0, et une sensibilité accrue aux pilotes virtuels, en particulier pour le stockage et le réseau.
Même si Proxmox facilite énormément la gestion des machines virtuelles, l’installation de Windows Server 2025 demande un peu plus de finesse que les versions précédentes. Certaines étapes familières ne fonctionnent plus comme avant, certains pilotes doivent être chargés manuellement, et l’installateur filtre désormais beaucoup plus agressivement les drivers, ce qui peut surprendre au premier démarrage. L’objectif de ce guide est justement de vous accompagner à travers ces nouveautés, de contourner les pièges typiques et d’arriver à une installation propre, stable et parfaitement optimisée pour Proxmox 8.

Prérequis
• L’ISO officiel de Windows Server 2025 (site Microsoft).
• L’image ISO VirtIO (version récente recommandée).
• Un hôte Proxmox 8 opérationnel.

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Installation de Kali Linux sur Proxmox

J’ai déjà montré comment installer Kali Linux sur VMware Workstation, mais cette fois nous allons voir comment l’installer sur Proxmox VE.
Utiliser Kali dans Proxmox offre un environnement idéal pour effectuer des tests de sécurité, des analyses réseau ou des expérimentations en cybersécurité de manière isolée et contrôlée.
Il existe deux méthodes pour installer Kali Linux sur Proxmox :

  • à partir d’une image ISO, comme une installation Linux classique ;
  • à partir d’une machine virtuelle préconfigurée QEMU, méthode plus rapide et directement opérationnelle.

Dans ce tutoriel, je vais vous montrer comment installer Kali Linux à partir d’une machine virtuelle préconfigurée QEMU.

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Installation Windows 11 sur Proxmox

Dans ce tutoriel, je vais te montrer pas à pas comment installer Windows 11 sur Proxmox, parce qu’il y a quelques petits détails qui sont vraiment différents de Windows 10 (et des versions plus vieilles). Sur un PC “normal”, c’est souvent juste Next–Next–Finish. Mais dans Proxmox, Windows 11 peut te sortir : “je ne vois pas le disque”, “je n’ai pas de réseau”, ou même refuser de booter parce que le CPU n’est pas le bon. Ce n’est pas un bug et ce n’est pas de la magie : c’est juste un driver qui manque, ou un setting pas correct.
J’ai déjà fait un tutoriel pour installer Windows 11 sur VMware Workstation, et aujourd’hui on fait le même principe, mais dans Proxmox. La grosse différence : Proxmox, pour la performance, connecte le disque et la carte réseau en VirtIO, et Windows “out of the box” n’a pas toujours les bons drivers. Résultat : l’install peut ne pas voir le disque système, et après l’installation, tu peux te retrouver sans réseau et avec quelques devices en “Unknown device”.
C’est pour ça que, comme dans mon ancien tutoriel Windows 10 sur Proxmox, on a besoin d’un ISO de drivers en plus : VirtIO (virtio-win.iso). On va le monter sur la VM et charger les drivers au bon moment : d’abord pour le disque (pour que l’installateur voie où installer Windows), puis après, pour le réseau et les autres “Unknown devices” une fois Windows installé.

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Installation Debian 13 Trixie – mode texte

Dans le tutoriel précédent, j’ai montré comment installer Debian 13 “Trixie en utilisant l’option Graphical install (GTK), qui propose une interface conviviale et intuitive.
Cette fois-ci, je vous présente la deuxième option disponible dans le menu de démarrage :
Install — autrement dit, l’installation en mode texte (ncurses).
Ce mode est tout aussi complet et fiable, mais il ne repose pas sur une interface graphique. Parfait pour :

  • les serveurs ou machines à faibles ressources,
  • les environnements en SSH/via terminal,
  • ou simplement les utilisateurs qui préfèrent la ligne de commande

Pas d’inquiétude : toutes les étapes sont quasiment les mêmes que pour le mode graphique — seul l’enrobage change !

Je vais maintenant vous montrer toutes les étapes d’installation, avec des explications détaillées pour chacune. C’est parti !

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Préparation d’une VM Linux sous Proxmox

Dans ce tutoriel, nous allons voir comment créer une machine virtuelle sous Proxmox, étape par étape. Que vous soyez débutant ou habitué à la virtualisation, cette méthode vous permettra d’installer une distribution Linux, comme Debian, de manière efficace.
Cette procédure est la même pour d’autres distributions Linux telles que Ubuntu, CentOS, Rocky Linux, AlmaLinux, Arch Linux ou encore OpenSUSE. Vous n’aurez qu’à sélectionner l’ISO correspondant à la distribution souhaitée lors de l’installation.
La virtualisation avec Proxmox offre de nombreux avantages, notamment la flexibilité de configuration, la gestion optimisée des ressources et la possibilité d’administrer plusieurs machines virtuelles sur une seule infrastructure physique. Suivez ce guide pour préparer votre environnement virtuel en toute simplicité.

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Installation ubuntu 24.04 sur VMware Workstation

Vous voulez apprendre à installer Linux comme des pros, sans prise de tête ? Ce tutoriel est fait pour vous !
Que vous soyez étudiants en informatique, curieux de découvrir l’univers des serveurs Ubuntu, ou en train de mettre en place un environnement de tests pour vos projets, ce guide va vous accompagner pas à pas dans l’installation d’Ubuntu 24.04 sur VMware Workstation.
– Jamais créé de machine virtuelle ? Pas de panique, on est là pour ça !
– Vous souhaitez comprendre comment configurer un serveur Linux dès le départ ? C’est exactement ce que nous allons faire ensemble.

 Préparez votre café (ou votre thé 🍵), mais attention à ne pas le renverser sur le clavier — votre ordi mérite de survivre à cette aventure ! 😅

Lancez VMware, et suivez-nous dans cette aventure : en moins d’une heure, vous aurez votre propre serveur Ubuntu opérationnel, prêt pour le développement, l’apprentissage, ou même l’hébergement de vos premiers projets.

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Introduction au fichier hosts

Imaginez que vous pouvez dire à votre ordinateur “va directement à cette adresse” sans demander l’avis de votre serveur DNS. C’est exactement ce que fait le fichier hosts ! Mais saviez-vous qu’à l’origine, le fichier hosts jouait un rôle bien plus important ? Avant l’existence des serveurs DNS modernes, ce fichier était la seule méthode pour gérer la correspondance entre les noms de domaine et les adresses IP sur Internet.
À cette époque, un fichier hosts unique était maintenu manuellement et partagé entre tous les ordinateurs connectés au réseau ARPANET (l’ancêtre d’Internet). Chaque ordinateur devait télécharger régulièrement ce fichier pour pouvoir résoudre les noms de domaine. Bien que cette méthode fonctionnait bien au début, l’augmentation rapide du nombre de sites a conduit à la création du système DNS que nous connaissons aujourd’hui. Pourtant, le fichier hosts est toujours là, prêt à être utilisé localement pour des tâches spécifiques.
Que vous soyez développeur, administrateur réseau, ou simplement un passionné de technologie qui souhaite tester des sites web localement, le fichier hosts est votre raccourci idéal. Il vous permet de faire correspondre des adresses IP à des noms de domaine de manière locale, rapide et sans effort.
Dans ce tutoriel, nous allons découvrir ce qu’est ce fichier, comment l’utiliser, et surtout, pourquoi il peut être très utile dans vos projets. Que vous utilisiez Debian, Ubuntu, ou même Red Hat, les concepts sont les mêmes. Plongeons ensemble dans l’univers du fichier hosts !

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Installation d’un serveur TFTP sous Linux

Le protocole TFTP (Trivial File Transfer Protocol) est un protocole de transfert de fichiers simple, léger et sans authentification.
Il est souvent utilisé dans les environnements réseau pour mettre à jour le firmware des équipements (comme les switchs ou les routeurs), ou encore pour transférer rapidement des fichiers de configuration.

Dans ce tutoriel, je vous montre comment :
– Installer un serveur TFTP sur Linux (Debian, Ubuntu, Linux Mint)
– Transférer un fichier vers un équipement réseau, comme un switch
– Désactiver ou supprimer le serveur TFTP après utilisation, pour des raisons de sécurité

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John the Ripper sur Ubuntu 22.04

Dans ce tutoriel, je montre pas à pas comment installer John the Ripper sur Ubuntu 22.04. Bien sûr, on peut utiliser Kali Linux — il inclut John par défaut et sert de « couteau suisse » en infosecurité. Cependant, je présente l’installation sur Ubuntu pour les cas où Kali n’est pas approprié (politiques d’entreprise, environnements pédagogiques, restrictions d’accès ou compatibilité des paquets).

John the Ripper est un outil d’audit de mots de passe : il prend des hachages et tente de les retrouver par différentes méthodes (listes de mots, règles, recherche incrémentale) pour évaluer la solidité des mots de passe et repérer les comptes faibles. Je vais installer John, créer deux comptes de test (un avec un mot de passe faible et l’autre avec un mot de passe fort), générer le fichier monpass.l contenant les hachages et lancer une attaque par dictionnaire simple avec analyse des résultats. Pour exploiter des fonctions plus avancées (masques, GPU/OpenCL, formats supplémentaires), il faut du matériel plus puissant.

Prérequis : pour le test, j’ai utilisé Ubuntu 22.04 sur Proxmox (4 vCPU, 8 Go de RAM). Je travaillerai avec l’utilisateur oleks, qui fait partie du groupe sudo. Après le test, si la VM n’est pas dédiée uniquement à ces essais comme dans mon cas, supprimez ou effacez de façon sécurisée le fichier monpass.l, car il contient des hachages de mots de passe.

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Introduction à Wireshark

 

Dans ce tutoriel, je vais commencer un survol général de Wireshark — probablement une des utilités les plus utiles qu’un admin système ou réseau peut avoir dans sa boîte à outils.
Si t’as déjà eu le réflexe de te demander « qu’est-ce qui circule sur mon réseau là, en ce moment ? », Wireshark, c’est littéralement la réponse à cette question.
Wireshark fait partie de la famille des programmes sniffer — ou, comme on dit entre nous, des “renifleurs”. Le mot vient de l’anglais to sniff, renifler, et c’est exactement ça : le logiciel « renifle » ton réseau, capture les paquets, les démonte morceau par morceau et te montre tout ce qui passe réellement entre les machines.
Imagine un facteur qui ne fait pas juste livrer le courrier, mais qui regarde les adresses, les timbres, les enveloppes — et qui peut même jeter un œil à l’intérieur si c’est nécessaire pour comprendre un problème.

Eh bien, un sniffer, c’est ce facteur-là, mais dans le monde numérique.
Sauf qu’au lieu de papier, il lit des paquets IP ; au lieu d’enveloppes, des en-têtes Ethernet et TCP ; et à la place de l’encre — des octets.

Il y a 2 types de sniffer:

En ligne de commande — simples, rapides, efficaces. Comme tcpdump ou tshark.
(J’ai d’ailleurs un tutoriel complet sur tcpdump)
Parfait pour les serveurs, les scripts, ou quand t’as juste SSH et pas d’interface graphique.
Graphiques — puissants, visuels, pleins de couleurs.
Le plus connu, c’est Wireshark. Il reconnaît des centaines de protocoles et affiche chaque paquet dans une arborescence claire :
Ethernet → IP → TCP → HTTP.

Wireshark, c’est un vrai microscope pour le réseau.
Avec lui on peut :

  • capturer le trafic sur n’importe quelle interface (Ethernet, Wi-Fi, VLAN, VPN, même USB) ;
  • voir en direct ce qui passe dans ton câble ou ton air ;
  • décortiquer les paquets couche par couche selon le modèle OSI ;
  • appliquer des filtres, des règles de couleurs, afficher des stats, des graphiques;
  • ouvrir ou exporter des fichiers .pcap pour les analyser plus tard.

Avec Wireshark, tu vois littéralement le pouls de ton réseau.
C’est l’outil parfait pour apprendre à comprendre TCP/IP, voir comment un handshake se fait, où les paquets se perdent, ou pourquoi une requête DNS prend trois plombes à répondre.

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